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samedi 19 mars 2016

Shigatsu wa Kimi no Uso


Arima Kosei est un jeune pianiste prodige. Depuis tout petit, il est poussé par sa mère à atteindre l'excellence. Lorsque celle-ci tombe gravement malade, Arima se donne pour objectif de remporter tous les concours auxquels il participe et ce, afin de la rendre fière et de contribuer à améliorer son état de santé. C'est ainsi qu'il se fait deux principaux rivaux: Takeshi Aiza et Emi Igawa.
Lorsque, à 11 ans, sa mère décède, Arima arrête subitement le piano. Il souffre d'un handicap soudain: il n'entend plus les sons de l'instrument.
Deux ans plus tard, accompagné de son meilleur ami Ryota Watari et de sa voisine et confidente Tsubaki Sawabe, Arima continue à vivre tant bien que mal. Sans sa passion, il se sent seul et démuni, comme si il lui manquait quelque chose.
Un jour, alors qu'il se promène dans la rue, il se fait envoûter par des notes de musique qui semblent provenir du parc. Il y découvre une ravissante jeune fille: Kaori Miyazono, virtuose du violon.
Cette rencontre va bouleverser l'existence d'Arima. Véritable tornade, la jolie blonde va le pousser dans ses retranchements et changer sa perception de la vie. Peu à peu, Arima le pianiste renaît.
 

Véritable vague d'émotions, Shigatsu wa Kimi no Uso joue à fond la carte du sentimentalisme. Si cela peut en agacer certains, j'ai pour ma part trouvé l'animé hyper touchant et émouvant.

Les dessins des personnages ne sont pas parfaits mais il s'en dégage énormément de poésie, tout comme ceux des décors, magnifiques.


La synchronicité entre les dessins et la musique est impressionnante. J'ai été transportée dans cet univers de musique classique, qui n'est pourtant pas mon genre favori.
A vrai dire, Shigatsu wa Kimi no Uso n'a pas seulement pour sujet la musique. C'est une fable sur l'amitié et l'amour, le dépassement de soi et la remise en question, le courage et le partage, le deuil et la renaissance...
Beaucoup de thèmes sont abordés et n'importe qui peut se retrouver dans cette histoire.
J'ai aimé le fait que tout ne tourne pas seulement autour d'Arima, car cela aurait pu m'ennuyer à la longue (22 épisodes tout de même). Chaque personnage a un rôle à jouer et apporte quelque chose afin de permettre à l'intrigue d'évoluer.


Divisé en deux parties bien distinctes, l'atmosphère change du tout au tout.
Dans la première, Arima est au fond du gouffre. Il se sent vide et a perdu goût au piano. Timide et introverti, il est poussé par la pétillante Tsubaki à s'ouvrir au monde et aux autres. Grâce à de nombreux flash-backs, la profonde amitié qu'ils partagent est dévoilée au grand jour, et c'est donc tout naturellement qu'en tant qu'adolescents, les prémices d'une histoire d'amour voient le jour.
Quant à Watari, c'est un tombeur au grand cœur qui le soutient et le comprend. Lorsqu'elle apparaît, Kaori bouscule ce petit monde pour se faire une place dans leurs vies. En demandant à Arima d'être son accompagnateur au piano lors de son concours, elle provoque un déclic grâce à sa prestation éblouissante. On découvre ainsi les failles d'Arima et les vraies raisons de son blocage...Alors que sa mère est personnifiée tel un monstre, son visage toujours gris et sans yeux, cette perception change au cours de la seconde partie.

Arima s'épanouit peu à peu, grâce aux sentiments qu'il nourrit envers Kaori. Au gré des 22 épisodes, leur complicité évolue, même si une histoire d'amour est exclue. Il va enfin réussir à faire son deuil mais malheureusement, alors qu'il est au faîte de sa renaissance en tant que pianiste prodige, un nouveau malheur s'abat sur lui. Cette seconde partie prend donc une saveur douce-amère pour finalement se terminer de façon à la fois tragique et belle...


Shigatsu wa Kimi no Uso est une superbe fresque sentimentale, savant mélange de musique classique et émotions. A découvrir absolument, mouchoirs en main.

Note globale: 9,5 / 10.



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