Dernières Chroniques



vendredi 8 mai 2015

Death Note


Yagami Light est un brillant étudiant dont les capacités intellectuelles hors-normes le mènent à jeter un regard morne sur le monde. Il s’ennuie affreusement, n’ayant aucun défi digne de ce nom  à relever.
Tout bascule lorsqu’un jour, Yagami découvre, abandonné sur le sol de son lycée, un carnet sur lequel il est écrit « Death Note ». Lorsqu’il en prend possession, une créature lui apparait soudain. Il s’agit de Ryûk, un Shinigami (Dieu de la mort), qui n’est autre que le propriétaire du carnet.
Souhaitant également se divertir, Ryûk a volontairement laissé tomber son carnet de sa dimension originelle afin de découvrir le monde des  humains.
Le pouvoir du « Death Note » est le suivant : lorsque l’on écrit le nom complet d’une personne dans le carnet, ladite personne meurt d’une crise cardiaque dans les quarante secondes (à moins d’écrire également les circonstances de la mort).
Yagami décide alors d’utiliser le carnet pour agir en tant que justice divine et de punir tous les criminels. Ce faisant, il attire bientôt l’attention de la police, qui va engager un détective au sens de la déduction spectaculaire, auto-surnommé « L ».
Les mystérieuses crises cardiaques devenant de plus en plus médiatisées et se sachant traqué par la police, Yagami se créé une double identité : aux yeux du monde, sa justice expéditive est perpétuée par un mystérieux « Kira ».
Commence alors un duel au sommet entre « L » et Yagami, tous deux surdoués et aux raisonnements extraordinaires d’ingéniosité.




Death Note est une œuvre magistrale.


Tout d’abord, les chara-designs sont très bien réalisés et les personnages sont facilement identifiables. Les Shinigamis sont assez effrayants, ce qui colle bien avec leurs nature, mais contraste avec leurs traits de caractères humains (Ryûk est semblable à Yagami et Rem en vient à ressentir de l’Amour).


Les retournements de situations sont multiples et la tension est à son comble pour les deux duellistes que sont L et Yagami.


En ce qui concerne le parti pris du spectateur, les choses se corsent. En effet, au début, les intentions de Yagami peuvent être considérées comme louables : il souhaite éradiquer le crime. Bien que controversé de par la nature expéditive, ce raisonnement s’inscrit dans une volonté de créer un monde meilleur.


Cependant, au fur et à mesure du récit, Yagami s’éloigne de sa volonté première. Ayant trouvé en L un adversaire à sa taille, il va tout faire pour continuer à perpétrer ses actions, quitte à sacrifier des innocents, tout en défiant L. Utiliser le Death Note devient un jeu, d’autant plus passionnant qu’il lui faut composer avec ses nombreuses règles et contraintes.


L est également un personnage captivant : nonchalant et introverti, il fait penser à un enfant. Difficile de savoir ce qu’il pense. Sa posture et son regard particuliers en font une figure originale et reconnaissable entre mille.


Mention spéciale aux dessins de la toute fin (saison 2, attention spoiler) : les visages sont dessinés avec des traits grossiers, déshumanisant les personnages et faisant ressortir leur monstruosité. Leurs émotions sont ainsi exacerbées et m’ont personnellement bouleversées, atteintes. Bien que Yagami ne finisse pas bûcheron (ref Dexter) et que la fin soit tragique, il ne pouvait pas en être autrement. Aussi, se dégage un sentiment d’accomplissement teinté de désespoir. Je l’ai trouvé magnifique malgré la tristesse de voir disparaître un personnage que l’on suit depuis le début et qui s’est perdu dans tant de vanité.


L’histoire permet de s’interroger sur la limite entre le Bien et le Mal, sur le sens de la Justice également. Pourquoi Kira a-t-il su insuffler tant d’espoir et soulever la population alors que ses actions sont jugées mauvaises par le gouvernement ?


Death Note est un animé juste incontournable.


Note globale: 10 /10.


Opening 1:


 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...