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dimanche 22 mai 2016

Sanctuaire


Auteur: James HERBERT
Éditeur: Pocket (1993), Milady (2006)
443 pages
7€10
Horreur
A partir de 16 ans

Résumé

Il fallait quelqu’un de totalement innocent pour entrouvrir les portes de l’enfer.
Alice, une petite fille sourde et muette, retrouve soudain la parole après être restée fascinée
devant un chêne centenaire. Elle dit avoir été visitée par l’Immaculée Conception et
se met à opérer des miracles. Très vite le chêne devient un lieu de pèlerinage
pour des milliers d’incurables et Alice acquiert une réputation de sainteté.
Néanmoins le mystère reste entier. Jusqu’au jour où le prêtre du village est menacé
dans sa propre église par une force inconnue. Le doute germe alors dans les esprits.
D’où provient réellement le pouvoir d’Alice ?



Originalité: 4,5 /5.
Qualité de l'écriture: 5 /5.
Psychologie des personnages: 5 /5.
Immersion dans le récit: 4 /5.

Mon avis

Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de romans dans ce registre et je dois avouer que replonger dans une histoire terrifiante m'a beaucoup plu!

Je ne connaissais pas la plume de James Herbert, j'ai été ravie de la découvrir. Même si l'intrigue en elle-même n'est pas hyper révolutionnaire dans le genre, j'ai été transportée dans l'univers de Banfield.

Narrée d'un point de vue externe, le lecteur suit les actions et pensées de plusieurs personnages.
Si il est vrai que parfois, j'étais plutôt impatiente à l'idée de lire des passages qui font frissonner, je suis heureuse que l'auteur se soit attardé sur la construction des personnages et du mythe de la "Sainte Alice". Le personnage principal, Gerry Fenn, est un homme de nature sceptique et cynique. Aussi, malgré le fait qu'il assiste aux différents événements d'ordre surnaturel, il éprouve un détachement suffisant par rapport à la religion pour porter un regard objectif sur ces soi-disant "miracles". Cependant au fur et mesure que la jeune fille acquiert de la renommée, les incidents paranormaux et macabres se multiplient.
La tension monte donc crescendo dans ce roman, jusqu'à une fin en apothéose.
Et on découvre -enfin on le sait déjà- que l'humain n'est pas en reste et peut se montrer tout aussi infâme que ces entités que l'on redoute tant, que ce soient les journalistes, charognards prêts à tout pour avoir une information exclusive, ou les commerçants de Banfield, motivés par l’appât du gain d'argent qu'une telle publicité peut leur faire.

Les personnages secondaires sont également très bien développés. J'ai particulièrement bien aimé le père Hagan et monsignor Delgard, deux ecclésiastiques qui vont être touchés de plein fouet par la malfaisance de l'entité qui plane sur eux. Sue est une femme meurtrie par sa précédente histoire amoureuse et par conséquent, insaisissable. Sa relation avec Fenn va connaître des hauts et des bas jusqu'au dénouement final.

Les révélations que ce dernier va apporter sont intéressantes, notamment sur l'entité et son passé, même si on ne connaît toujours pas sa nature ni son origine après avoir refermé le livre.

Note globale: 7 /10.

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